|
Couverture dentaire
Combien de Français ont une couverture dentaire de 250% à 400% de la base de remboursement de la Sécurité
sociale équivalent au niveau de la CMU-Complémentaire ?
La plupart des familles n’ont bénéficié d’aucune amélioration des
prestations en compensation de l’augmentation des cotisations.
L’obligation d’adhésion par le biais de l’employeur rend captifs de nombreux salariés. Ils sont sans alternative et
possibilité de comparer le rapport qualité /prestations des complémentaires avant d’adhérer.
Frais de gestion
Se pose aussi la question des frais de gestion des Organismes complémentaires, épinglée par la
Cour des comptes qui juge que la gestion de l’Assurance Maladie est bien meilleure. Globalement, la sécurité sociale ne se
désengage pas sur les maladies nécessitant des soins hospitaliers.
Force est de constater, que la transparence, tant réclamée par certaines complémentaires pour les traitements
bucco-dentaires à entente directe pratiqués par les chirurgiens-dentistes, n’est pas appliquée dans leur gestion, dans les garanties, dans
les prestations versées et dans les cotisations demandées aux adhérents.
Les assurances complémentaires sont elles encore des acteurs de santé publique comme elles en font la publicité ou
de simples financiers utilisant la maladie comme un support pour faire du business à court terme ?
|
17 milliards de bénéfices
Les cotisations ont augmenté beaucoup plus que les prestations versées à l’adhérent, permettant aux organismes complémentaires de faire
des bénéfices conséquents et de créer des réserves de 17 milliards d’euros.

Cette augmentation a été acceptée
par les Français par ignorance de la situation économique de l’assurance complémentaire méconnaissance des chiffres. Ils semblent
satisfaits du montant actuel des cotisations de leur complémentaire : 53% estiment payer le juste prix, 32% estiment payer un peu trop
cher, seuls 13% pensent payer trop cher.
Augmentation des cotisations
Les Organismes complémentaires ont prévu une augmentation, pour l’année 2009, de 3,5 à 7,5%.
Augmentation qu’elles imputent à la taxe sur leur chiffre d’affaire qui passe de 2.5% à 5,9% pour assurer le financement de la
CMU-C. Eric Woerth, ministre du
budget estime qu’elles ont les moyens d’absorber cette taxe sans augmentation pour les adhérents.
La Sécurité sociale paye les soins
les plus lourds
92,4% des dépenses de santé hospitalières sont assurées par la Sécurité sociale, nécessitant que peu de
participation des complémentaires sur des soins longs et couteux. D’ailleurs, selon l’assurance maladie, une partie de la marge des
Organismes complémentaires est assurée par l’augmentation du nombre de bénéficiaire de l’exonération du ticket modérateur.
Par contre, pour les soins de ville et en particulier les traitements bucco- dentaires, le désengagement de la
sécurité sociale est constant et les Organismes complémentaires ne transfèrent pas pour autant sur les soins ambulatoires les économies
générées sur les patients pris en charge à 100%, ce qui se traduit par une stagnation des prestations proposées par ces Organismes
|