Le terme « déchaussement dentaire » désigne la rétraction des gencives et la perte progressive de l’os autour des dents. À terme, il expose les racines, rend les dents sensibles, puis mobiles, jusqu’à leur perte si rien n’est fait. Cette évolution, appelée « maladie parodontale », est en réalité très répandue : selon l’UFSBD, elle concerne plus d’un adulte sur deux après 35 ans, à des degrés divers (source : UFSBD).
L’ennemi numéro un ? La plaque dentaire, ce film invisible de bactéries qui s’accumule au fil des heures. Sous l’effet d’une hygiène insuffisante, elle finit par irriter la gencive puis s’infiltre sous celle-ci, attaquant l’os de support. D’autres facteurs aggravent la situation :
- Le tabac : il multiplie par 3 à 6 le risque de maladie parodontale selon plusieurs études (source : HAS, Inserm).
- Le diabète mal équilibré : altère la défense immunitaire et retarde la cicatrisation.
- La génétique : certaines formes sont familiales.
- Le stress, les changements hormonaux (grossesse, ménopause).
- Certains médicaments (antiépileptiques, immunosuppresseurs, etc.).
Contrairement à une idée reçue, la parodontite évolue souvent sans douleur au début. Elle peut pourtant progresser rapidement, passer inaperçue et occasionner des dégâts irréversibles.